L’arrivée des frères Stastny dans la NFHL

Posted: janvier 19, 2011 in Uncategorized

Tout à commencer en 1973. À l’époque, le directeur général Samuel de Tilly était à la barre des Flyers de Philadelphie. Les “Broad street Bullies”, alignant les Clarke, Barber, Leach, MacLeish, Lonsberry, Nolet, Dupont, Parent, Van Impe, Dornhoefer, Schutlz, Kelly, Flett et Saleski, venaient de connaître une première saison très difficile; une faible récolte de 71 point, seulement 31 victoires. Au milieu de la saison 1974, plusieurs rumeurs laissaient croire que le poste du DG de Tilly était en danger. Ce qui devait arriver arriva, le propriétaire  des Flyers licencia son directeur général et embaucha le coloré Patrick Lévesque.  Samuel de Tilly se retrouvait donc sans emploi pendant plus d’une demi-saison…

Arrive l’été de 1974. On annonce officiellement que la NFHL procédera à une expansion à Calgary (Les Flames) et à Québec (Les Nordiques). Ces derniers joueront dans le nouveau Colisée, amélioré pour atteindre le nombre de siège requis (15 000). Marcel Aubut, le propriétaire de l’équipe, embauche donc Samuel de Tilly à titre de directeur général de l’équipe. Ce dernier se voit donner pour mission de bâtir une organisation complète (principalement francophone), de A à Z, ce qui implique un repêchage d’expansion, un repêchage européen, un repêchage amateur et des signatures d’agents libre sans restriction. C’est ici que l’histoire des frères Stastny débute …

Les Flames remportent la loterie, leur permettant de parler en premier, devant les Nordiques. Nous sommes donc en 1974, et le DG de Tilly commence déjà à connaître le stresse du travail. Sébastien Laflamme (DG de Calgary) finit par sélectionner le joueur de centre Bryan Trottier, laissant le champ libre à Québec pour repêcher le meilleur joueur européen actuel, Peter Stastny. Au 21iem rang au total de ce même repêchage, les Blackhawks de Chicago soutirent le frère de Peter, Marian. La première tentative de réunir les frères Stastny échoue. Marcel Aubut rencontre immédiatement son homme de confiance (S. de Tilly) et lui demande de tout faire en son possible pour mettre la main sur Marian, dont on dit énormément de bien. Peter vente le talent de son frère cadet, disant même qu’il possède plus de talent que lui !

Âgé de 18 ans, Peter Stastny deviendra le tout premier capitaine de l’histoire des Nordiques (le seul à ce jour), le plus jeune de la NFHL. À sa première saison dans la grande ligue, Stastny est en lutte pour le trophée Calder, suite à une récolte de 70 points, 26 buts et 44 passes. Toutefois, c’est son rival Bryan Trottier qui remporte les honneurs, le différentiel de -21 de Stastny pèse contre lui. Cette même saison, Marian Stastny tourne le dos à la NFHL, préférant demeurer en Tchécoslovaquie, avec son frère Anton, pour y débuter sa carrière de hockey professionnelle. De plus, la transition entre l’Amérique du Nord et les pays de l’Est est très difficile, les frontières sont hautement surveillées. La relation entre les frères Stastny semble difficile. Peter connaît beaucoup de succès, et vie au rythme de Québec. Il accepte ses responsabilités de capitaine, et ne pense qu’au hockey. Marian dit vouloir de profiter de sa jeunesse, pendant qu’Anton termine son stage Midget AAA.

1975, Marian se voit offrir, et accepte, un contrat de la NFHL par le DG Denis Pellerin, d’une valeur de 80 000$ pour se joindre au club école des Blackhawks de Chicago, Syracuse. Âgé de 21 ans, Marian inscrit un total de 42 points en 62 matchs (ayant raté 20 matchs dû à une blessure). Déjà, on l’identifie comme étant un joueur fragile, ayant peu d’avenir avec l’équipe. La NFHL annonce donc une transaction impliquant Marian Stastny. Voilà que la population québécoise se met à rêver d’une transaction impliquant les Nordiques. Finalement, on annonce que ce sont les Bruins qui mettent la main sur le prolifique attaquant en retour du gardien Curt Ridley. De quoi faire rager le DG de Tilly… Déjà, la rivalité Bruins-Nordiques prenait naissance.

38 matchs plus tard, le DG de Boston, Mario Joubert, reçoit un téléphone important de Québec. Samuel lui explique son intérêt envers le prospect Pierre Mondou, et souligne au passage vouloir mettre la main sur Marian Stastny, qui ne se plait pas à Boston. On étiquette alors le plus vieux des Stastny, comme étant un trouble fête pour une organisation de hockey. Finalement, une transaction se conclue, qui envoi l’ailier Errol Thompson et le centre Rolf Edberg à Boston, en retour de Marian Stastny, Pierre Mondou et 200 001$ ! Un véritable coup de théâtre de l’organisation des Nordiques ! Marcel Aubut jubile !

La population de Québec rêve d’un éventuel duo Peter-Marian, mais la direction en décide autrement. On juge que Marian doit encore apprendre les bases du hockey Nord Américain, et celui-ci devra passer  un stage de deux saisons avec les Remparts. Entre temps, le DG de Tilly envoie Marian améliorer ses compétences en hockey à un camp de perfectionnement, un investissement d’une valeur de 1.8 millions. On croit fortement en son potentiel… Pendant ce temps, le capitaine des Nordiques connait une saison de 75 points, 30 buts et 45 passes, et une de 76 points, 34 buts et 42 passes. Peter totalise 221 points en 244 matchs, soit, en trois saison, et toujours aucun pour son frère …

En 1977-78, les deux frères Stastny se voient donner un essai de 35 matchs ensemble dans lequel on assiste au premier but de Peter, assisté de son frère, vice et versa. Toutefois, la production de 18 points, dont seulement 5 buts, de Marian Stastny ne suffit pas à lui faire garder son poste. Un autre tour dans le club école s’impose… Il connait alors une saison extraordinaire en duo avec Jacques Richard, marquant 58 points en 50 matchs, dont un impressionnant total de 30 buts. Il démontre clairement que sa place est chez les Nordiques. La direction des Nordiques procède donc à son rappel lors de la série opposant les Nordiques aux Flyers. Cette série se terminera finalement en 5 matchs. Toutefois, l’avenir semble prometteur, puisque les deux frères terminent au premier rang des pointeurs de l’équipe !

Arrive maintenant le repêchage de 1978. Depuis plus de 2 saisons, le DG de Tilly surveille les faits et gestes d’une jeune vedette européenne, Anton Stastny. On dit de lui qu’il a un talent hors du commun, à l’image de ses frères. Âgé de 19 ans, il domine sa ligue de hockey en Tchécoslovaqui. Croyant qu’un de ses homologues de la NFHL lui coupe l’herbe sous le pied, le directeur général des Nordiques procède à deux transactions, une avec Pierre Baril des Blues de St-Louis (qui n’implique que des choix) suivi d’une autre avec Marc Dion de Sabres de Buffalo (qui envoi aussi Rick Green en retour de Lars-Erik Ericsson), qui lui permettent finalement de mettre la main sur le deuxième choix au total, derrière les Jets de Winnipeg. Ainsi, pour la deuxième fois de l’histoire, les Nordiques repêcheront un membre de la famille Stastny !

On pourra donc s’attendre à voir les trois frères Stastny réunis dans deux saisons, qui notera aussi l’arrivée des québécois Alain Côté et Réal Cloutier, ainsi que du gardien Mike Liut. Donc, pour la première fois, on assistera à un trio complet de la même famille. Voilà qui devrait faire des ravages dans la NFHL pour bien des saisons …

Commentaires
  1. Personator81 dit :

    Beau texte , on a deja hate de voir le trio a l’oeuvre .

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