Quel fabuleux parcours que celui des Remparts de Québec lors des séries de fin de saison de la campagne 1978-79. Après avoir terminé au deuxième rang de la conférence Jean Béliveau, troisième rang au classement générale de la NAFHL, voici maintenant que la troupe à Lynn Patrick remporte leur toute première coupe de leur jeune histoire. L’équipe succède donc au Wolf Pack de New York, du DG Luc Beaulieu.
Le tout a débuté dans une série opposant les Remparts aux Barons, du DG Mathieu Tremblay. L’équipe mené par des joueurs comme Greg Malone, Mark Napier, Dale McCourt, Pierre Plante et Eddie Mio, a étrangement été la plus «facile» à vaincre, disons plutôt, la plus rapide. Accusant un retard important dans cette série, la plupart des meilleurs joueurs ont été promu avec le grand club, question de tout mettre les chances de l’organisation au même endroit, surtout que les Oilers avaient la possibilité de vaincre les Blues. Dan Bouchard n’aura accordé que 7 buts en 5 matchs, réalisant plusieurs arrêts importants. André Savard aura été la grande vedette, marquant à cinq reprises lors des 3 premiers matchs. Ce seront également les deux seuls matchs de Wilf Paiement avec l’équipe, lui qui a dû quitter pour des raisons personnelles. Au final, victoire des Remparts en 5 parties.
Viens ensuite la série la plus émotive, celle contre les Bruins, le club école des… Bruins ! Connaissant déjà la relation houleuse entre les DG Mario Joubert et Samuel de Tilly, tout le monde s’attendait à une série forte en émotion, et on y a eu droit ! Après avoir décroché la première victoire, par une rince de 6 à 2, les Remparts s’inclinent à 3 reprises consécutives, abattant au bas du mur dans une série 1 – 3. Il n’en fût pas plus pour que M. Joubert s’exclame dans cette grandes paroles et grand poème, tous aussi motivants les uns que les autres pour la troupe de Lynn Patrick. Les Remparts commencent donc avec une victoire de 8 à 2, mené par le défenseur Chris Evans (2 buts 2 passes). Pas moins de 11 combats éclates dans ce seul match ! Viennent ensuite des victoires de 3 à 1 et 3 à 2 pour vaincre les Bruins à la limite des 7 matchs !
La série face aux Mooses s’amorcent avec deux défaites à domicile, de quoi installer l’inquiétude dans le campement des Remparts. L’équipe ne joue pas à la hauteur des attentes et l’entraîneur Lynn Patrick commende des changements pour la 3iem joute. Voilà qui porte fruit, puisque l’équipe arrache 4 victoires consécutives ! Dan Bouchard n’accorde alors que 5 buts en 4 parties, loin devant les chiffres de Lemelin, pointé du doigt par l’organisation vancouvéroise.
On aura eu droit à une finale tout aussi intense que les autres séries, face au Heat, dirigé par Sébastien Laflamme, un ennemi de très longue date du DG de Tilly. Encore une fois, la série s’amorce avec deux défaites au domicile des Remparts. On ne s’attend donc pas à ce que l’équipe joue le même tour qu’au Moose… Si les deux premiers matchs se sont terminés avec des pointages défensifs, il en fût tout autre chose pour les trois suivants ! Les Remparts démolissent Edwards avec 17 buts en 3 matchs ! La grande vedette sera certainement le capitaine des Remparts Gilles Bilodeau, dont les chiffres ont été démontrés dernièrement dans d’autres journaux. La série se termine finalement en 7 matchs.
Ce fût donc un parcours long d’une durée de 25 joutes ! Donc deux séries ont été poussés à la limite ! Alexandersson termine au sommet des pointeurs de l’équipe avec 29 points, dont 11 buts, Bilodeau suit avec 10 buts (2 égalisateurs et 2 gagnants, des sommets) et 23 points. André Savard est le meilleur buteur, avec 13 buts. La star défensive est sans aucun doute Chris Evans, 5 buts, 13 passes, pour 18 points et un différentiel de +16, disputant en moyenne 25 minutes par match ! Impressionnant ! Le héro le plus obscure est sans doute Michel Bergeron, auteur de 4 buts (2 buts gagnants et 1 égalisateur), avec une moyenne de jeu de 5 minutes par match.
Enfin du succès revient dans la ville de Québec ! Place aux mini-champions, les Remparts !